Frédéric MARQUET
PVPM reponse
alors, ce point 11 sur l'évacuation des eaux usées du parking Porte Jeune a su trouver ses sujets.
Alors, d'abord sur la propreté. Effectivement, la situation était inacceptable depuis nous pouvons dire presque 15 jours, il y a eu au moins deux week-ends où l'état de Porte Jeune était inacceptable. Nous sommes face un groupe engagé dans cette ville qui a sauvé Porte Jeune à son arrivée, qui a su le développer, qui après, je ne vais pas rentrer dans le détail, c'est un sujet que je connais bien, après Altarea, nous avons eu la chance d'avoir cet acteur engagé sur notre ville. C'est un acteur qui s'est beaucoup développé dans certaines villes.
Aujourd'hui, il faut avoir conscience que le centre commercial Porte Jeune apporte à notre ville des surfaces commerciales, des enseignes commerciales, alors que nous n'avons quasiment pas d'autres locaux en centre-ville pour les accueillir.
Donc, il faut imaginer, il y a des enseignes qu'en fonction de nos goûts, nos générations, etc. on aime plus ou moins, mais imaginez simplement que parmi ces enseignes on ne les aurait pas à Mulhouse pour 90 % d'entre elles, elles n'auraient pas la configuration de surfaces de cellules dont elles ont besoin pour venir dans une ville.
Donc, considérez tout de même, je le dis en toute tranquillité, que Porte Jeune est un bon geste commercial pour notre territoire, parce que cela a attiré les enseignes que l'on n'aurait jamais eues dans notre ville. Cela continue à être un centre commercial attractif. Si vous vous promenez un peu dans d'autres régions, d'autres villes, c'est un centre commercial plutôt esthétique. Après, les goûts et les couleurs… Sur l'extérieur pour moi, c'est un peu trop coloré, etc., mais en tout cas, nous sommes sur un centre commercial agréable et lumineux qui, quand il est bien entretenu, est plaisant à parcourir.
Nous avons des enseignes qui correspondent aujourd'hui à une offre intéressante pour notre ville et c'est tout l'enjeu sur le commerce mulhousien, c'est d'arriver à trouver cet équilibre entre une offre qui doit s'adresser à ceux qui aujourd'hui ont peu de pouvoir d'achat et puis en même temps à ceux qui recherchent une offre plus qualitative plus haut de gamme et qui font de Mulhouse une destination à un moment donné.
Après, je suis un peu surpris, mais c'est vrai que cela fait deux, trois ans que je ne suis plus dans cette fonction, peut-être qu'il y a des étapes qui m'ont échappé, mais Muse, pour bien le connaître, c'est un centre commercial situé derrière la gare de Metz, qui n'est pas du tout connecté comme le nôtre au centre-ville et à l'époque c'est un centre commercial qui allait plutôt mal, et qui n'était pas une réussite, OK. Le seul élément, on va dire, qui justifiait le positionnement de Muse, c'était, effectivement, le centre Pompidou qui est juste derrière et qui constituait du coup un ensemble qui avait du sens.
Donc, clairement sur aujourd'hui le commerce de centre-ville – mais nous avons un conseil déjà relativement long maintenant, je ne vais pas vous exposer notre stratégie – mais il faut que l'on ait cette offre la plus globale possible. Parce que les clients ne viennent que si aujourd'hui ils trouvent tout. Nous sommes dans une société de la facilité aujourd'hui, nous faisons des achats au plus rapide, au plus facile et au moins coûteux.
Donc, il faut qu'à un moment, si je me déplace au centre-ville, je ne vais pas revenir sur les sujets de circulation, mais évidemment que l'accessibilité de notre ville est essentielle pour l'activité commerciale du centre-ville. Vous avez parlé des métiers de bouche sur ces dix dernières années, c'est tout de même un secteur qui s'est beaucoup développé à Mulhouse. Donc, là-dessus, nous sommes sur cette tendance-là, ces facteurs de vie, ces facteurs d'attractivité, ces facteurs d'animation pour notre ville, donc c'est plutôt bienvenu.
Après, il faut arriver à réguler, attirer ce qui différenciera toujours notre centre-ville d'ailleurs, c'est-à-dire de la périphérie, des villes voisines et là, pour moi il n'y a pas de règles à avoir. Il y a des enseignes nationales qui apportent en termes d'attractivité à une ville et puis il y a des enseignes que l'on va trouver partout et qui ne vont pas vous différencier, celle-ci ce n'est pas la peine de l'avoir si elle est déjà dans une galerie commerciale de la périphérie à Mulhouse. Par contre, si elle vient apporter une vraie différenciation, il faut l'avoir. Parce que sinon, elle va aller ailleurs.
Je ne veux pas faire de débat sur Primark, pas Primark, mais si Primark ne vient pas à Mulhouse, il s'installe sur le côté de la frontière, soit Belfort, et là, nous avons une évasion qui se produit les week-ends. Alors, après, il faut gérer aujourd'hui des sujets de circulation. Ce n'est pas faute de l'avoir dit à l'époque. Mais voilà, aujourd'hui, il va falloir gérer ces points.
Tout cela pour vous dire évidemment que le sujet du commerce est une priorité parce qu'à Mulhouse, si nous prenons l'histoire de notre ville, c'est une ville où il y a toujours eu beaucoup d'activités commerciales, nous sommes connus, il faut que notre région et les habitants de la Région mulhousienne puissent accéder au centre-ville facilement.
Je rappelle simplement deux chiffres. Nous sommes une ville plutôt pauvre intra-muros, quinzième, vingtième, en fonction des classements, en ville la plus pauvre de France, mais autour nous avons une zone de chalandise, 30 minutes en voiture autour de Mulhouse où nous sommes à 27 % au-dessus de la moyenne nationale en termes de revenus.
Donc, il faut que ces gens-là ils viennent consommer dans nos centres-villes et ces gens-là aujourd'hui, peut-être que demain, il y aura un tramway partout, mais ils doivent pouvoir venir en voiture et je ne suis pas pour le tout voiture. J'en profite, il faut que ceux qui viennent en voiture n'aient qu'une envie, c'est de garer leur voiture et ensuite d'être à pied, de se balader, de lâcher leurs enfants, de se promener tranquillement dans un centre-ville le plus piéton possible.
Je le redis aussi, pour moi, il y a quelques rues qui pourraient encore devenir piétonnes. Ce n'est pas aujourd'hui la priorité, l'urgence, etc., mais en tout cas, notre centre-ville doit bénéficier aujourd'hui de solutions de stationnements en pourtour du centre-ville qui soient plus performantes pour que l'on puisse y accéder facilement quand nous venons d'un peu loin. Parce que le public qui vient de loin est essentiel pour que l'on profite d'un beau commerce de centre-ville, avec une offre différenciante.
Voilà, dans les grandes lignes, je pense avoir à peu près tout dit, et nous serons très vigilants sur la tenue du centre commercial Porte Jeune. J'ai beaucoup échangé avec les dirigeants de ce groupe ces derniers jours, chacun est dans ses contraintes. En l'occurrence, il m'a été dit, à vérifier, que les factures avaient été payées il y a déjà plusieurs jours, mais cela a mis du temps à se redéclencher dans le bon sens. Ce sont des détails, maintenant, là-dessus c'est évidemment l'image de notre ville.
Prenons l'habitude aussi de parler positivement de notre ville. Ce que l'on dit ici c'est l'image que l'on dégage aussi, c'est ce que demain la presse relatera, etc. Donc, il est important de ne pas noircir le tableau à l'excès et c'est cela aussi qui doit nous inciter les uns et les autres à aborder les sujets de manière mesurée. Cela ne veut pas dire pas engager, cela veut dire ne pas se mentir, cela veut dire qu'il n'y a rien à cacher, mais prenons l'habitude.
Aujourd'hui, nous avons un centre-ville qui reste dynamique, qui manque de fréquentation, on y réfléchit. Sur l'animation de l'été, des choses vont être engagées. Nous sommes au mois de mai, je m'engage à ce que cet été, nous y travaillions. Il y a vraiment des choses qui vont se produire cet été dans la lignée de ce que l'on a promis et de ce qui nous anime et j'espère que l'on partagera ces moments ensemble.
Je vous redonne la parole, mais ensuite ce sera M. D'ORELLI qui veut intervenir rapidement.